Sassandra, ville côtière de l’ouest de la Côte d’Ivoire, séduit par ses plages sauvages, son patrimoine colonial et son atmosphère hors du temps. À 300 km d’Abidjan, elle offre une escapade authentique, loin des circuits touristiques classiques.
Continuez à lire pour découvrir les meilleures activités, plages et adresses à Sassandra !

Comment aller à Sassandra ?
- En voiture : prévoyez environ 3 h 30 de trajet pour atteindre Sassandra. La route côtière, entièrement rénovée juste avant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024, est en excellent état, offrant une conduite agréable et sécurisée. C’est la même route que vous emprunterez si vous vous rendez à San Pedro ou Grand-Béréby, ce qui fait de Sassandra un axe stratégique pour explorer la côte sud-ouest de la Côte d’Ivoire.
- En avion : vous pouvez prendre un vol avec Air Côte d’Ivoire jusqu’à San Pedro. Les deux villes côtières sont distantes d’environ 79 km. Il faut compter environ 1 h 10 de route pour rejoindre Sassandra depuis San Pedro.
- En bus : depuis Abidjan, les bus partent généralement des gares routières d’Adjamé ou de Yopougon. En direction de San Pedro, ils s’arrêtent souvent à Grand-Lahou et à Sassandra. Avant d’acheter votre billet, renseignez-vous directement à la gare.
Que voir et que faire à Sassandra ?
Plage de Drewin

Aujourd’hui, la plage de Drewin est l’un des spots emblématiques de surf en Côte d’Ivoire. Chaque année, elle accueille le célèbre Grand Drewin Surf Contest, un événement incontournable pour les passionnés de glisse et les amateurs de sensations fortes.
Entre deux vagues, profitez d’une pause gourmande chez Jules, une adresse prisée des surfeurs. Vous y dégusterez des plats locaux et pourrez siroter un verre face à l’océan. Jules propose également la location de planches de surf et un hébergement simple, idéal pour prolonger votre séjour au bord de la plage.
Mais, au-delà de son atmosphère animée, la plage conserve les traces d’un passé douloureux : autrefois, elle servait de point d’embarquement pour les esclaves vers le Nouveau Monde. Un tunnel reliait discrètement une maison à la plage, facilitant leur transfert vers les bateaux. Ce lieu, à la fois tourné vers l’avenir et ancré dans l’histoire, invite à la mémoire autant qu’à la découverte.

La Maison des esclaves domine la plage de Drewin depuis une colline. Selon les récits locaux, elle aurait appartenu à un marchand impliqué dans le commerce des esclaves. Pour la visiter, rendez-vous sur place : des habitants du quartier veillent sur ce lieu chargé d’histoire. En poursuivant la visite, vous découvrirez la cave où les esclaves étaient enfermés avant l’embarquement. Aujourd’hui, des chauves-souris y ont élu domicile, ajoutant une atmosphère saisissante à ce site.

Parmi les plages de Sassandra, la plage de Monogaga est sans doute la plus spectaculaire. Située à environ 60 km de Sassandra, en direction de San Pedro, elle se rejoint en une heure de route. Bordée de cocotiers et recouverte d’un sable fin, Monogaga offre un cadre idyllique et figure parmi les plus belles plages de Côte d’Ivoire.
Bien que la piste ait été récemment améliorée, son accès reste difficile : un véhicule 4×4 est recommandé. Une fois sur place, vous pourrez profiter d’un environnement préservé, idéal pour la baignade, la détente et le camping. Pour un séjour prolongé, il est également possible de louer des cabanons en bord de plage, parfaits pour vivre une expérience authentique au cœur de la nature ivoirienne.
La Maison du Gouverneur

Érigé en 1893 à l’origine comme pavillon de douane, le bâtiment fut ensuite transformé en maison du gouverneur. Témoignage de l’architecture coloniale, il domine la baie et offre une vue remarquable sur l’embouchure du fleuve Sassandra. Au pied de la résidence, dans les jardins, se tenait autrefois l’ancien marché aux esclaves.
Aujourd’hui, le lieu est à l’abandon, mais quelques maquis animent le bord de plage voisin. Visible depuis la plage, la Maison du Gouverneur reste un repère emblématique de la ville.
L’église Saint-André

L’église Saint-André, construite au début du XXe siècle, est un exemple de l’architecture coloniale religieuse à Sassandra. Située sur les hauteurs de la ville, elle se distingue par sa façade sobre mais élégante et son clocher qui domine les rues environnantes. Son jardin fleurit dispose d’une vue sur les collines et le reste de la ville.
Le Pont Général Weygand

Le pont Général Weygand, du nom d’un ancien administrateur colonial français, construit entre 1940 et 1947, est un pont en béton armé situé à 15 km au nord de Sassandra. Il se distingue par sa forme en arc et ses trois trottoirs, facilitant le passage des piétons et des véhicules.
Hôtels à Sassandra
Pauly Rock : plage sauvage et spot incontournable


Hôtel le Pollet: au cœur de la ville

Situé en plein centre-ville de Sassandra, cet hôtel historique séduit par son charme authentique et sa vue imprenable sur les environs. Bien qu’un peu ancien et pas forcément notre favori, il reste une option correcte pour les voyageurs en quête de confort à prix abordable. Les chambres, de catégorie standard, sont correctes et spacieuses pour un séjour agréable.
Les tarifs varient entre 20 000 et 40 000 FCFA (entre 31 et 61 €), selon le type de chambre.
Histoire et culture de Sassandra

Autrefois appelée Gboklé, Sassandra tire son nom des croyances locales. Selon la tradition, un chasseur nommé Gbadji aurait découvert la région et fondé le premier village néyo, Paégué. Aujourd’hui, les Néyo, l’un des principaux groupes ethniques, sont majoritaires dans la région.
Au XVe siècle, les marins portugais João de Santarém et Pedro de Escobar explorent le golfe de Guinée. Grâce à sa position stratégique, Sassandra devient un point d’ancrage sur la route maritime, attirant successivement des commerçants hollandais, danois, français et anglais. Les échanges reposent principalement sur deux ressources très prisées : l’ivoire et l’huile de palme.
En 1891, Louis-Gustave Binger désigne Sassandra comme poste administratif sous le protectorat français. La ville devient alors un centre stratégique pour l’exploration et l’expansion coloniale. Entre 1907 et 1919, les autorités françaises marquent durablement le paysage : construction d’un phare, tracé des rues, édification d’usines et de résidences coloniales. En 1950, la création d’un wharf (ponton) facilite le transport maritime des marchandises, renforçant le rôle économique de la ville.

Après l’indépendance en 1960, la ville a perdu son rôle portuaire au profit de San Pedro, devenu le centre économique de la région. Aujourd’hui, la ville renaît grâce au tourisme et à l’intérêt croissant pour son patrimoine naturel et culturel. Visiter Sassandra, c’est plonger dans une Côte d’Ivoire authentique, entre histoire, nature et traditions.
❓FAQs sur Sassandra
🔸Quelles sont les meilleures périodes pour visiter Sassandra ?
La période idéale s’étend de novembre à mars, durant la saison sèche. Cette période offre des conditions climatiques agréables pour profiter des plages et des activités en plein air.
🔸Sassandra est-elle adaptée au tourisme familial ?
Oui. Sassandra vous accueille avec ses plages paisibles et ses activités en pleine nature, idéales pour petits et grands. Un véritable paradis pour toute la famille !
🔸Est-il nécessaire de prendre des précautions sanitaires particulières ?
N’oubliez pas votre anti-moustiques et votre crème solaire. Concernant les vaccins, les précautions sanitaires sont les mêmes que pour le reste de la Côte d’Ivoire. Vous pouvez consulter les détails dans cet article: Quels vaccins pour voyager en Côte d’Ivoire ? Liste à jour 2025.




